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Notes de lecture : Race against the machine

Race Against The Machine Erik Brynjolfsson & Andrew McAffee Le progrès scientifique et technique va croissant ; la vitesse de ce progrès va croissant… c’est la loi du retour accéléré dont Ray Kurzweil s’est fait le plus populaire des thuriféraires. Face à ce progrès allant croissant, nous assistons à une automatisation accrue des tâches humaines... [lire la suite]

Publié le 5 mai 2013, par | Suivez-nous sur les réseaux sociaux :

Race Against The Machine

Erik Brynjolfsson & Andrew McAffee

Le progrès scientifique et technique va croissant ; la vitesse de ce progrès va croissant… c’est la loi du retour accéléré dont Ray Kurzweil s’est fait le plus populaire des thuriféraires. Face à ce progrès allant croissant, nous assistons à une automatisation accrue des tâches humaines qui ne se limite plus aux procédures répétitives que dénonça en son temps Chaplin dans  Les temps modernes. Bientôt, certains domaines réservés à l’humain seront accessibles aux machines comme le diagnostic médical ou l’interprétariat.

 

Tel est le constat. Entre l’ordinateur Watson d’IBM qui en 2012 a largement battu les champions historiques de Jeopardy! ; ou les Google car des équipes de Sebastian Thrun navigant sans pilote dans un environnement urbain normal n’ayant subi aucune adaptation… les intelligences artificielles sont en train de passer un fossé.

 

Du coup, la question se pose :  les machines  vont-elles supplanter l’homme reléguant au chômage technique des générations entières. Un changement de paradigme social s’impose.  Les auteurs, tous deux professeurs dans des écoles commerciales du MIT, s’attaquent au problème. Leur analyse, bien que centrée sur une problématique américaine face à ce changement de la donne, peut largement être étendue aux autres pays. Ils affirment non sans raison que le problème qui se pose à nous est moins  une problématique néo-luddite de déshumanisation du travail volé par les machines qu’un retard de développement des institutions (entreprises et administrations) face à ce changement de donne ; ceci entraînant une course entre l’homme et la machine que l’homme ne peut que perdre, quand  une course de l’homme avec et à côté de la machine serait pofitable aux  deux. Et du coup, à l’ensemble du corps social.

 

Certes, leur réflexion n’est qu’un début, mais elle a le mérite de poser une problématique fondamentale des années à venir concernant la structure du marché du travail dans un monde de plus en plus imbibé d’automatismes.

 

Leurs solutions sont cependant parfois trop liées à la vision néo-libérale anglo-saxonne donnant la part belle aux entrepreneurs, mais sur d’autres aspects ils soulèvent un point important : la solution résidera dans la capacité de nos sociétés à donner un accès de qualité et le moins coûteux possible — voir gratuit — au savoir. Pour cela, ils citent le cours Introduction to Artificial Intelligence de Sebastian Thrun et Peter Norvig où 58 000 étudiants eurent accès à un cours Stanford présentant les principales techniques de ce domaine passionnant ; et pour en avoir été, de ces 58 000 étudiants, je dois dire que le nouveau format qu’il ont imaginé est une réelle nouveauté dans l’art de transmettre la connaissance.

Cyril Gazengel

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