1er mai technoprogressiste. 2021.

Sociologiquement, économiquement, psychologiquement, le monde s'est adapté presque tout entier au distantiel. Pour le meilleur et pour le pire.

Publié le 1 mai 2021, par

Un monde bouleversé

Sociologiquement, économiquement, psychologiquement, le monde s’est adapté presque tout entier au distantiel. Pour le meilleur et pour le pire. C’est le résultat d’une planète plus globale que jamais pour la circulation des idées, des comportements, des peurs et des espoirs.

Un monde qui se préoccupe des plus faibles comme jamais

La dimension qui échappe à beaucoup est une bonne nouvelle immense. Nous avons atteint un seuil. Hier, nous acceptions que les personnes âgées meurent massivement de la grippe. Aujourd’hui nous n’acceptons plus  la mort des plus fragiles, même celle des personnes les plus âgées et les plus faibles. Nous refusons de les abandonner à la Covid. Par le passé, des dizaines de millions de personnes, surtout très âgées, et « improductives » seraient mortes, dans une relative indifférence. Mais ceci s’est fait au détriment de beaucoup de libertés dont celle de se déplacer. Et ceci s’est fait avec un consensus décroissant quant aux méthodes.

Mais là où les projecteurs sont puissants l’ombre est épaisse

Nous nous concentrons sur cette maladie. Ceux qui meurent d’autres causes ou loin nous préoccupent moins. Environ 120.000 personnes meurent chaque jour de maladies liées au vieillissement, autres que la redoutable Covid. Et la faim continue à toucher une personne sur 8 sur la planète.

Pourquoi avons-nous l’impression d’égoïsmes croissants et de moindre valeur humaine ?

Nous sommes de plus en plus exigeants par rapport aux droits humains et c’est tant mieux. Mais ceci nous amène à percevoir comme égoïstes, insuffisants, inacceptables, des actes qui n’auraient choqué presque personne, parfois même pas les victimes, il y a quelques décennies. 

Crise, risques, espoirs

Nous avons mis sur pied des vaccins plus vite et plus nombreux que jamais dans l’histoire de cette technique. Mais nous n’avons pas encore de moyen de sauver toutes les personnes non immunisées, loin de là. Et des variants de la maladie s’annoncent redoutables. L’impact de la crise est encore en grande partie inconnu. Un des risques est la résurgence de famines et un des espoirs les progrès médicaux. Nous avons les moyens technologiques, politiques et sociaux dans les deux cas. La réalisation dépend notamment de notre volonté.

Découvertes technoprogressistes

Le confinement nous a fait découvrir combien de tâches inutiles peuvent être abandonnées, combien de tâches peuvent se faire en ligne. Les Cassandre qui parlaient de fragilité découvrent un monde en ligne globalement résilient (et le fait que vous lisiez ceci en est une des innombrables preuves). Et un monde qui consomme entre autres moins d’électricité alors que beaucoup prétendaient qu’internet faisait croître cette consommation.

Plus, ou moins d’égalité et de démocratie ?

Nous pouvons agir pour les progrès humains dans un environnement durable avec plus de démocratie participative et de démocratie directe (de type référendum d’initiative citoyenne).  

Nous devrons revendiquer que les thérapies pour sauver des vies et les services universels comme Google et Facebook soient des biens communs. Malheureusement l’année 2020 a été décevante dans ce domaine. Mais l’abandon des brevets reste envisageable (1). Et à un peu plus long terme, un projet de lutte contre la Covid-19 puis pour la longévité, avec une gouvernance collective mondiale pourrait être un projet réaliste. Notamment afin de permettre des thérapies pour une meilleure immunité biologique, allant jusqu’à une véritable réjuvénation.


(1) Positif mais insuffisant: https://www.who.int/fr/initiatives/act-accelerator/covax