Edito : transhumanisme et politique. Lettre mensuelle, janvier 2019

Le transhumanisme est-il un mouvement politique comme les autres ?

Publié le 28 janvier 2019, par

Extrait de la lettre mensuelle de l’association.

Le début de cette année a une connotation nettement politique en Europe : alors que l’Union Européenne se sépare du Royaume-Uni et organise des élections qui verront pour la première fois des candidats transhumanistes – en Allemagne et en Espagne – mettre sur la table du débat médiatique nos thématiques, la France vit l’un des plus importants mouvements sociaux des cinquante dernières années, tout autant contestation du système politique et électoral que volonté des citoyens de s’emparer d’un certain nombre de questions directement.

 Pour de nombreux transhumanistes et technoprogressistes, les objectifs que nous poursuivons sont relativement indépendants des autres questions politiques. Notre association défend ainsi prioritairement le droit humain primordial qu’est la liberté de disposer de son corps et de son ADN, à la manière de nombreuses autres associations francophones qui défendent d’autres libertés humaines fondamentales (droit à l’avortement, etc.).

 La réflexion technoprogressiste va toutefois un peu au-delà. Elle ajoute une composante sociale et égalitaire à ce droit primordial : nous nous battons pour que toutes et tous puissions avoir accès aux avancées technologiques qui amélioreront notre bien-être et étendront le spectre de nos possibilités. Nous avons donc une attitude volontariste et tentons au maximum de favoriser et d’anticiper les bouleversements techniques, pour que ceux-ci restent du domaine de l’abordable. Nous pensons ainsi que l’automatisation, les thérapies régénératrices pour prolonger la jeunesse, l’utérus artificiel ou l’hybridation homme-machine, ne tomberont pas du ciel malgré nous, mais sont des technologies qui sont positives et libératrices pour l’humain, et pour lesquelles il faut se battre, dès aujourd’hui.

 La crise des Gilets Jaunes a occasionné la mise en place de multiples assemblées citoyennes et d’un « grand débat national » : autant de lieux de discussions et de réflexions sur les orientations à prendre collectivement. Sur ce « rond-point temporel », il nous faut montrer que la direction transhumaniste existe et est porteuse d’espoir.

Cet édito est extrait de la lettre mensuelle de l’association. Pour la recevoir par e-mail, cliquez ici

Parisien, né l'année où Madonna sortait son premier disque. A adhéré à l'AFT en 2013. « Dans toutes les espèces animales et chez l’homme, la récompense ne s’obtient que par l’action. Le bonheur ne vous tombe qu’exceptionnellement tout préparé dans les bras. Il faut aller à sa rencontre, il faut être motivé à le découvrir, à tel point qu’il perd de son acuité s’il vous est donné sans être désiré. La pulsion primitive est indispensable, celle de la recherche du plaisir, de l’équilibre biologique » (Henri Laborit) Je me suis toujours intéressé aux questions scientifiques insolubles comme celle du temps, de la conscience ou de l’origine de l’univers. Certains professeurs d’architecture et d’urbanisme m’ont orienté vers la prospective et donné le goût de l’anticipation. Puisqu’un bâtiment, et a fortiori une ville, vont durer plusieurs siècles, peut-on raisonnablement tenter de deviner l’évolution de la société à très long terme ? Puis j’ai découvert que le mouvement technoprogressiste englobait plusieurs thèmes qui m’étaient chers : anti-âgisme, droit à la différence, transidentité…