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Premier mai technoprogressiste 2019

Depuis le 1er mai 2018, l’espérance de vie en bonne santé a augmenté de près d’un trimestre dans le monde. Entre 2000 et 2016, l’espérance de vie dans le monde a progressé de 5,5 ans selon l’Organisation Mondiale de la Santé.

Publié le 1 mai 2019, par | Suivez-nous : facebook  

Pour une Intelligence Artificielle Publique au service d’une vie en bonne santé beaucoup plus longue


L’espérance de vie dans le monde en 2019
Depuis le 1er mai 2018, l’espérance de vie en bonne santé a augmenté de près d’un trimestre dans le monde. Entre 2000 et 2016, l’espérance de vie dans le monde a progressé de 5,5 ans selon l’Organisation Mondiale de la Santé. La durée moyenne de la vie est de plus de 80 ans en Belgique et de plus  de 70 ans dans le monde. Des millions de citoyen.ne.s qui seraient morts ces douze derniers mois sans progrès coulent aujourd’hui des jours relativement paisibles. La mortalité infantile qui était une source majeure de décès poursuit sa diminution.

Espérance de vie et justice sociale

Jusqu’à la première moitié du 20è siècle au moins, le désir de progrès technique et d’égalité sociale étaient liés. La gauche et les mouvements réclamant plus de solidarité et d’égalité rêvaient de lendemains qui chantent. Ils souhaitaient un monde plus facile à vivre matériellement et technologiquement.

Insuffisances progressistes

Aujourd’hui, malheureusement, les progressistes ne rêvent plus guère de progrès technique, même pour les énergies renouvelables. Le développement des pollutions et le réchauffement climatique ont mené beaucoup de progressistes à vouloir « renverser la vapeur » là où il fallait plutôt la purifier et donc l’orienter autrement. Il y a aussi la peur que les progrès augmentent les inégalités.

Mais le monde progresse

Pourtant, contrairement à ce que beaucoup pensent, l’accélération du bien-être est plus grande dans les pays du Sud qu’au Nord, diminuant donc les inégalités Nord-Sud. Le téléphone mobile est passé en moins d’une génération du statut de bien de luxe à celui d’outil utilisé par la majorité des citoyen.ne.s du monde. De même pour l’accès à internet.

La pression des techno-progressistes

Les (techno)progressistes pourraient exiger que chaque citoyen dans le monde ait un droit inconditionnel à un téléphone dit intelligent. Ils pourraient ne pas seulement s’opposer aux dérives des multinationales du numérique, mais exiger que Google et Facebook fonctionnent comme des services publics collectifs de plus en plus développés, des biens communs.

Progrès, intelligence artificielle et longévité…
Ces derniers mois, tout le monde parle de l’intelligence artificielle, d’utilisation de données. Il est temps d’exiger:
– La mise à disposition pour et par tous des données avec anonymisation.
– L’utilisation en priorité absolue de l’intelligence artificielle pour les progrès de santé, d’environnement durables, de solidarité et d’éthique.

Un projet de longévité de type Manhattan ou Apollo, mais mondial et avec une gouvernance collective est envisageable notamment pour tester des thérapies de réjuvénation.

… pour tous

Si les recherches nouvelles ne se font pas avec des interventions publiques, les progrès seront probablement d’abord réservés aux plus aisés. Chaque centime de financement public utilisé avec succès pour des progrès médicaux contre les maladies liées au vieillissement peut bénéficier un jour à toute personne âgée. C’est un bénéfice potentiel pour des milliards d’êtres humains sans distinction de nationalité, d’origine, de capacité financière,…

Il est vrai que ces progressions gigantesques ne résolvent pas (encore?) tous les problèmes de bien-être. L’abondance ne suffit pas au bonheur de tous. De plus, au-delà d’un certain niveau de confort matériel, la perception du bien-être se fait surtout par comparaison avec le niveau matériel des autres, lequel progresse aussi. Il restera donc un jour à la gauche (et pas qu’à elle) à découvrir comment augmenter le bonheur dans une économie d’abondance.

Progrès et principe de précaution. Les technoprogressistes sont concernés.

Le technoprogressisme, c’est développer l’égalité (radicale) du futur dans un monde où le travail tel que nous le connaissons sera de moins en moins nécessaire. C’est aussi savoir que les progressions technologiques comprennent des risques immenses aujourd’hui (pollutions, effets de serre, risques pour la vie privée…) mais aussi à plus long terme. Ces risques à moyen terme sont liés à la maîtrise de plus en plus absolue de la structure du vivant, de la matière et à une intelligence artificielle incontrôlée. Le principe de précaution dans une société évoluant, ce n’est pas toujours arrêter les modifications technologiques, cela peut être au contraire les accélérer pour sauver des vies et diminuer des risques.

Pour que le progrès technique ait le plus de chances d’être aussi un progrès tout court, un des éléments favorables est une gauche proactive, capable de faire primer paix, égalité, justice et souci du bien commun sur les intérêts financiers et matériels à court terme.

Agir pour le futur qui est déjà à nos portes.

Penser globalement pour agir localement. Penser à long terme pour agir à court terme. La science-fiction d’aujourd’hui ne sera pas seulement la réalité de nos enfants, c’est aussi la nôtre. Les progressions technologiques vont permettre une vie beaucoup plus longue en bonne santé, mais comprennent des risques. Il faut réfléchir collectivement aux conséquences de ces évolutions pour plus de bien-être et d’égalité.


Pour en savoir plus:

Ce texte est une version actualisée d’un texte distribué à la fête du 1er mai depuis 2009. Rendez-vous le 1er mai 2020 !


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