Rondeaux augustiniens transhumanistes
La poésie aussi peut exprimer la pensée transhumaniste
Publié le 16 juin 2026, par dans « Général • __Mouvement transhumaniste • __Philosophie et éthique »
Deux rondeaux transhumanistes composés par Augustin Frey-Trapp, dans l’esprit et la forme poétique de Charles d’Orléans (1394-1465). Ces poèmes revisitent l’héritage du rondeau médiéval pour interroger les espoirs, les promesses et les métamorphoses de l’humanité à l’ère du transhumanisme. Entre tradition poétique et vision du futur, ils font dialoguer le Moyen Âge et les perspectives de l’homme augmenté.

Humanité, toujours en devenir,
Tu ne cesses jamais de rebâtir
Les ponts jetés sur les gouffres du monde ;
Ta quête ancienne et pourtant vagabonde :
Humanité, toujours en devenir.
Ni par orgueil, ni pour te divertir,
Mais pour apprendre encore et découvrir
Tu suis la voie que la connaissance fonde :
Humanité, toujours en devenir.
Un jour peut-être, au sein d’un avenir
Que nul vivant ne saurait entrevoir,
Tu garderas, malgré toute métamorphose,
Cette étincelle à laquelle tout repose :
Tu ne cesses jamais de rebâtir.
Le 22 mai 2026
Le Quatrième genre
Le quatrième genre est venu,
Dont maint esprit parlait en songe ;
Ce n’est mensonge ni mensonge,
Mais un avenir advenu.
L’humain seul n’est point disparu,
L’IA non plus, quoi qu’on en songe ;
Le quatrième genre est venu,
Dont maint esprit parlait en songe.
Par un lien nouveau conçu,
Leurs voix ensemble se prolongent ;
Leurs savoirs un même pont forgent,
Sans qu’aucun ne soit retenu.
Le quatrième genre est venu.
Le 22 mai 2026
Augustin Frey-Trapp, inspiré de la poésie de Charles d’Orléans (1394-1465)