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Vieillesse : pourquoi l’Etat est en faute

La valeur de la vie humaine diminue-t-elle avec les années ?

Publié le 7 mai 2018, par | Suivez-nous : facebook  

Lutter contre le vieillissement biologique, première cause de souffrance et de mortalité dans le monde, ne va pas de soi pour la plupart des institutions de recherche publique. Même s’il existe un certain nombre de chercheurs travaillant sur la médecine régénérative ou la lutte contre certaines maladies du vieillissement (ostéoporose, démences séniles…), aucune initiative globale n’est prise pour résoudre le problème que constitue, pour des millions d’entre nous, la vieillesse biologique. Cela doit changer !

Quand il s’agit de rajeunissement biologique, les longévitistes sont sans cesse confrontés aux mêmes objections : la surpopulation de la planète, l’existence de priorités plus urgentes, le respect des « lois naturelles ». (1) On nous accuse même d’âgisme : en regardant cette maladie en face, nous mépriserions ses victimes !

Or nous affirmons avec force que :

  1. la valeur d’un être humain ne diminue pas avec le nombre d’années qu’il a passées sur Terre ;
  2. aucune souffrance ne doit être minorée ni considérée comme inéluctable.

 

Respecter le serment d’Hippocrate

Rappelons rapidement ce serment, tel que formulé par l’Ordre des Médecins :

« Au moment d’être admis(e) à exercer la médecine, je promets et je jure d’être fidèle aux lois de l’honneur et de la probité.

Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux.

Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J’interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité. Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l’humanité.

J’informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences. Je ne tromperai jamais leur confiance et n’exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences.

Je donnerai mes soins à l’indigent et à quiconque me les demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire.

Admis(e) dans l’intimité des personnes, je tairai les secrets qui me seront confiés. Reçu(e) à l’intérieur des maisons, je respecterai les secrets des foyers et ma conduite ne servira pas à corrompre les moeurs.

Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas abusivement les agonies. Je ne provoquerai jamais la mort délibérément. (2)

Je préserverai l’indépendance nécessaire à l’accomplissement de ma mission. Je n’entreprendrai rien qui dépasse mes compétences. Je les entretiendrai et les perfectionnerai pour assurer au mieux les services qui me seront demandés.

J’apporterai mon aide à mes confrères ainsi qu’à leurs familles dans l’adversité.

Que les hommes et mes confrères m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses ; que je sois déshonoré(e) et méprisé(e) si j’y manque. »

 

Arrêtons de nous justifier !

Au moment de vacciner un enfant ou de le soigner, prend-on en compte la balance démographique ou l’état économique de son pays ?

Au moment de lancer un essai clinique pour les porteurs du VIH, s’intéresse-t-on à leur âge, au fait que leur contamination a été « naturelle » ou pas, au poids de la dette publique ?

Condamne-t-on les myopes à vivre handicapés à vie pour respecter les volontés de « la Nature » ?

Pourquoi ces questions reviennent-elles en permanence concernant nos aîné-e-s et leur droit à être soigné-e-s ?

Notre combat se rapproche de celui des associations de malades du sida qui, dans les années 1980, ont dû batailler pour faire reconnaître leur souffrance et leur droit à une recherche de qualité.

Nous affirmons que les institutions publiques manquent à leurs obligations en ne prenant pas acte des avancées médicales actuelles, et en ne créant pas les conditions d’une amélioration du sort d’une part croissante de la population touchée par la dépendance et la maladie.  

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NB : L’aquarelle illustrant l’article (“Les Vieux Malades” d’Emmanuel Bochet) a été décrochée sans préavis d’une exposition à Rives (Isère) car elle “remuait trop d’émotions chez les membres du jury” (lien).

 

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(1) Nous avons montré que ce sont des objections infondées :

http://transhumanistes.com/risques-environnementaux/

http://transhumanistes.com/folie-des-grandeurs/

(2) Note : certains transhumanistes considèrent cette phrase (même si elle contredit parfois celle qui la précède) comme contraire au principe de liberté de disposer de son corps, et la législation est en train de changer concernant le droit au suicide assisté pour certains cas médicaux particuliers. Notons également que l’écrasante majorité des cas d’euthanasie sont liés au vieillissement.

 


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