Transhumanism in Sweden – history and present, and uncertain future

Transhumanism in Sweden - history and present, and uncertain future. In 1999, Swedish transhumanists arranged the second Transvision conference ever, at Långholmen in Stockholm.

Publié le 25 juin 2020, par

By Waldemar Ingdahl

The Swedish Transhumanist Movement has a long history, a history of ebbs and floods of activity. Sometimes deeply influential on  transhumanist thought, certainly given Sweden’s small size. Sometimes deeply reduced. Organized transhumanist meetings began among students at the Royal Institute of Technology in Stockholm in 1994.

One name stands out from those early days, Anders Sandberg. Anders Sandberg creates a very important website about transhumanism. At a time when the Internet had much less content than today, « Anders Transhumanism Page » will become the point of entry for many transhumanists to the ideas. The Swedish influence on the transhumanist ideas and their international dissemination is thus noticeable, not to say the least because of the work of Anders Sandberg and Nick Bostrom with the transhumanist declaration and the founding of the World Transhumanist Alliance (the current Humanity+). Both move ahead to important contributions to transhumanism and philosophy at the Future of Humanity Institute in Oxford.

In 1999, Swedish transhumanists arranged the second Transvision conference ever, at Långholmen in Stockholm with speakers from Sweden and abroad. In the early 2000s, the Swedish transhumanist movement’s main residence was the political think tank Eudoxa, addressing policy issues such as bioethics, technology policy, AI policy and it pioneered teleconferencing by holding a seminar in the VR world Second Life.

In 2009, a new launch took place with the founding of the association Humanity+ Sweden (Swedish: Människa Plus), by, among others, the philosopher Karim Jebari. During the 2010s, the association became a meeting place for enterprising people who put their values ​​into action, and the movement started making an impact. In 2014, the biohacker collective BioNyfiken started its operations, arranging chip implant parties. In 2016, the largest transhumanist gathering to date in Sweden is being held, the conference Människa+Maskin (Human+Machine) in Stockholm. A full day devoted at the Kulturhuset House of Culture to transhumanist discussions, exhibitions and film festivals. In 2018, the Swedish Cryonics Association was founded to work for cryonics in Sweden. Other transhumanists apply to the Protus non-denominational camp activities, to the Swedish Association for Effective Altruism. Swedish transhumanists have been present in relatively great numbers at international conferences such as Transvision. The transhumanist movement saw a generation shift in the mid- to late 2010s, leaving many networks less active.

On the other hand many transhumanist technologies and bioliberal practices, such as a relatively widespread microchip insertion, are well established in Swedish society. Individual transhumanists and biohackers appear in the media and online. Topics addressed in transhumanist discussions, such as AI, longevity medicine, and technological innovation are met with positive attitudes in large sections of the population when compared to general attitudes in Europe. Some of this bioliberal attitude is also reflected in Sweden’s response to the Covid-19 pandemic, keeping society open.

Transhumanism in Sweden at the beginning of the 2020s could certainly go in many directions, even gaining more strength and acceptance. It once again depends on the degree of its organization and promoters

Proposition de traduction:

Je me suis dit qu’un texte aussi court pouvait se traduire vite, voici une proposition.

Le transhumanisme en Suède – historique, situation présente et futur incertain

Par Waldemar Ingdahl

Traduction : Cyril Gazengel

Le mouvement transhumaniste a déjà une longue histoire en Suède, avec un niveau d’activité en dents de scie. Parfois très influent sur la pensée transhumaniste, du moins en rapport de la taille assez humble de la population suédoise, il s’est d’autres fois situé très en retrait. Les premières rencontres transhumanistes débutèrent à l’initiative des étudiants du Royal Institute of Technology de Stockholm en 1994.

Un nom, dans ces premiers temps, s’impose : Anders Sandberg. Il créa un site web très important parlant de transhumanisme à une époque où Internet avait largement moins de contenu qu’aujourd’hui [voir par exemple Andart, et aujourd’hui Andart II. NDT]. « La page transhumaniste d’Anders » deviendra le point d’entrée vers les idées transhumanistes pour beaucoup d’entre eux. L’influence suédoise sur la pensée transhumaniste et sa dissémination à l’international est remarquable, et doit beaucoup au travail d’Anders Sandberg et de Nick Bostrom à travers la déclaration transhumaniste et la fondation de la World Transhumanist Association (aujourd’hui nommée Humanity+). Ils ont ensuite tous deux apporté d’importantes contributions au transhumanisme et à la philosophie via le Future of Humanity Institute d’Oxford.

En 1999, les transhumanistes suédois organisent la deuxième convention Transvision à Långholmen (Stockholm) avec des intervenants autant internationaux que suédois. Au début des années 2000, le principal foyer du mouvement transhumaniste en Suède fut le think tank politique Eudoxa qui s’intéressait aux sujets politiques tels que la bioéthique, le rapport aux technologies et à l’intelligence artificielle. Il sera même pionnier en téléconférence en organisant un séminaire en ligne dans le monde virtuel de Second Life.

En 2009, un regain s’amorce avec la fondation de Humanity+ Suède (Appelée Människa Plus en suédois) par, entre autres, le philosophe Karim Jebari. Durant la décennie 2010 l’association devint le lieu de rencontre pour ceux qui voulaient être proactifs et mettre en application leurs idées, permettant au mouvement de commencer à avoir un impact. En 2014, le biohacker [Hannes Sjoblad], avec l’association BioNyfiken démarra ses opérations, organisant des « chip implant parties ». Puis en 2016, s’est tenu à Stockholm la plus grande réunion transhumaniste organisée en Suède à ce jour, la conférence Människa+Maskin (Humain+Machine). Toute une journée de discussions, exhibitions et diffusion de films dédiés à la culture transhumaniste au sein de la Kulturhuset House of Culture. Enfin, en 2018, l’association suédoise de cryonie (Swedish Cryonics Association) fut fondée afin de promouvoir la cryonie en Suède. Des transhumanistes ont aussi intégré les camps d’activités non confessionnels de l’association de jeunesse Protus, ou l’association suédoise pour l’altruisme efficace (Swedish Association for Effective Altruism). De plus, les transhumanistes suédois ont été présents en relatifs grands nombres lors de conférences telles que les Transvision. Cependant, le mouvement transhumaniste a vu un glissement générationnel s’amorcer au milieu de la décennie 2010, laissant beaucoup de réseaux bien moins actifs.

D’un autre côté, nombre de technologies transhumanistes et de pratiques bio-libérales, telle l’insertion de micro-puces [sous-cutanées. NDT], se sont bien répandues dans la société suédoise. Les transhumanistes individuels et les biohackers peuvent ainsi apparaître dans les médias ou en ligne. Les sujets abordés lors des discussions transhumanistes, tels l’intelligence artificielle, la médecine de la longévité et l’innovation technologique sont vus d’un œil favorable dans de larges parts de la population, surtout si l’on compare avec l’attitude générale du public en Europe. Un part de cette attitude bio-libérale peut être constatée dans la réponse suédoise à la pandémie de Covid-19, la Suède ayant choisie de garder sa société libre de tout confinement.

Le transhumanisme dans la décennie 2020 peut prendre de nombreuses directions, même se renforcer et être mieux accepté. De nouveau, cela dépendra du niveau de ses organisations et de ses promoteurs.

Pour en savoir plus:

PDF de la présentation de Waldemar Ingdahl à TransVision 2019

Le site des transhumanistes suédois: http://manniskaplus.nu/
Le site d’Anders Sandberg : http://www.aleph.se/
Le site de Nick Bostrom : https://www.nickbostrom.com/